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SEO technique sur WordPress : ma checklist avant une mise en ligne

Un bon contenu ne sert à rien si les moteurs de recherche explorent mal le site. Quand j’ai audité ce site avant sa refonte, j’ai retrouvé presque tous les problèmes classiques, sur mon propre site. Ce sont les dix points que je contrôle maintenant avant chaque mise en ligne, avec ce que j’ai réellement trouvé.

Le site a-t-il seulement le droit d’être indexé ?

Je commence toujours par la vérification la plus bête. Dans Réglages → Lecture, il y a une case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site ». On la coche pendant le développement pour que Google n’aille pas voir un chantier, et on oublie de la décocher le jour de la mise en ligne. C’est l’oubli le plus coûteux que je connaisse, et celui qui prend le moins de temps à corriger. Trois secondes.

Dans la foulée, je regarde les consignes données aux robots (le fameux robots.txt). Un site qui a changé d’hébergeur traîne parfois une directive héritée de l’ancienne installation, ou un délai d’exploration inutile qui freine Google sans raison. Je nettoie, et je m’assure qu’une ligne indique l’adresse du plan du site.

Le plan du site listait des gabarits et des formulaires

Le plan du site (sitemap), c’est la liste des pages que l’on propose à Google d’explorer. Les extensions y glissent souvent leurs propres contenus techniques : des gabarits, des formulaires, des méga-menus. Quand j’ai ouvert le plan de ce site, il exposait justement des gabarits du constructeur de pages et des formulaires, sans le moindre intérêt pour un moteur. Depuis Rank Math, je les ai exclus du sitemap et je les ai passés en noindex, ce qui revient à dire à Google « ne garde pas ça dans ton index ».

Un titre qui dit quelque chose, et un seul H1

Un titre du type « Accueil – Nom du site » ne raconte rien à la personne qui le voit dans les résultats de recherche. Pour chaque page, je rédige un titre d’environ 60 caractères avec l’expression visée, et une description d’environ 155 caractères qui donne envie de cliquer. C’est un travail de rédaction plus qu’un travail technique, et c’est souvent celui qu’on laisse pour la fin, à tort.

Le titre principal de la page, celui qu’on appelle le H1, mérite le même soin. Les titres animés des constructeurs de pages sont parfois découpés en plusieurs morceaux pour l’effet visuel. Résultat, le moteur ne lit qu’un fragment, comme « Création » au lieu de « Création de site web ». C’est exactement ce que j’ai trouvé sur ce site pendant l’audit. Je vérifie maintenant dans le code source que chaque page possède un H1 unique et lisible d’un bout à l’autre.

Des images décrites et légères

Une image, Google ne la voit pas. Il lit ce qu’on écrit à côté. Dans le bloc Image, je renseigne donc un texte alternatif pour chaque visuel porteur de sens, et je laisse ce champ vide pour les images purement décoratives, afin de ne pas polluer la lecture pour les personnes qui utilisent un lecteur d’écran. Je contrôle aussi le poids et les dimensions, et je m’assure que le chargement différé est actif pour que les images en bas de page n’alourdissent pas l’arrivée sur le site.

Quand une adresse change, elle doit rediriger

Une refonte change presque toujours des adresses de pages. Chaque ancienne adresse encore présente dans Google ou dans un lien externe doit renvoyer vers la nouvelle, de façon permanente (redirection 301). Sur ce site, l’ancienne page /blog/ redirige ainsi vers /projets/, pour ne perdre ni les visiteurs qui arrivent par l’ancien lien, ni le référencement accumulé.

Dans le même esprit, je désactive les archives qui ne servent à rien. Sur un site à auteur unique, l’archive auteur duplique le contenu et affiche en plus l’identifiant de connexion. Les archives par date suivent le même chemin si elles n’apportent rien au lecteur.

De 58 feuilles de style à 7

Nombre de requêtes, poids des pages, Core Web Vitals (les indicateurs de vitesse que Google prend en compte) : je mesure avant, puis après. Sans mesure, on se contente d’impressions. Sur ce site, chaque page chargeait 58 feuilles de style avant la refonte. Le passage d’Elementor aux blocs natifs de WordPress les a ramenées à 7. Je ne m’attendais pas à un écart aussi net, et c’est ce chiffre qui m’a convaincu que la bascule valait la peine.

Mesurer dès le premier jour

Les balises de partage (Open Graph, celles qui donnent une belle vignette quand on colle un lien sur LinkedIn), les données structurées, la Search Console et l’outil de mesure d’audience doivent fonctionner dès la mise en ligne. Ici, Site Kit relie la Search Console et l’outil de mesure en quelques clics depuis le tableau de bord. Le bandeau de consentement doit être en place en même temps, conforme au RGPD, sinon on mesure sans en avoir le droit. Un site qu’on met en ligne sans mesure, c’est un mois de données perdu qu’on ne récupérera jamais.

Après la mise en ligne : ce que dit la Search Console

Le jour du lancement n’est pas la ligne d’arrivée. Dans les semaines qui suivent, le rapport Pages de la Search Console montre quelles adresses Google a indexées et, surtout, pourquoi d’autres restent dehors. « Détectée, actuellement non indexée » sur un site jeune veut souvent dire que Google connaît la page mais n’est pas encore passé la lire. « Page en double avec balise canonique correcte » est normal sur un site bilingue ou sur des adresses avec paramètres. Une 404 qui apparaît là mérite qu’on remonte jusqu’au lien qui pointe encore vers elle.

J’ai appris à regarder ce rapport tôt. Sur un média consacré à la domotique dont je m’occupe, deux semaines après la refonte, la page d’accueil était indexée mais les articles restaient inconnus de Google : aucun plan du site n’avait été déclaré dans la Search Console. Le déclarer et demander l’indexation des articles clés est désormais la première chose que je fais une fois un site en ligne.

Balises canoniques et données structurées

Deux éléments que presque personne ne regarde. La balise canonique indique à Google quelle adresse fait référence quand un même contenu est accessible de plusieurs façons : avec ou sans barre oblique finale, avec des paramètres de suivi, par une catégorie. Les extensions SEO la règlent toutes seules, mais je la vérifie sur quelques gabarits, parce que les constructeurs de pages et les sites multilingues se trompent parfois.

Pour les données structurées, je passe quelques pages dans le test des résultats enrichis de Google : un article doit déclarer Article, une fiche produit Product, le fil d’Ariane BreadcrumbList. Une petite erreur ne coulera pas une page, mais un balisage propre est un signe de plus d’un site bien tenu.

Les questions qu’on me pose souvent sur le SEO technique WordPress

Rank Math ou Yoast suffisent-ils pour le SEO technique ?

Ils gèrent les titres, les descriptions, le plan du site, les balises canoniques et les données structurées de base. Ils ne corrigeront pas un thème lent, une page qui charge des dizaines de feuilles de style, une redirection oubliée ou un titre découpé en morceaux. L’extension est un outil ; la checklist reste à faire.

Combien de temps Google met-il à indexer un nouveau site WordPress ?

De quelques jours à plusieurs semaines. Déclarer le plan du site dans la Search Console et demander l’indexation des pages les plus importantes accélère les choses, et quelques liens venus d’autres sites aident plus que tout le reste.

À quelle fréquence faire un audit technique ?

Avant chaque mise en ligne, après chaque refonte ou changement d’extension important, et sinon une fois par trimestre. C’est le rythme que je suis sur les sites dont je m’occupe.

Un contrôle à refaire chaque trimestre

Cette checklist n’est pas réservée au lancement. Chaque nouvelle extension, chaque refonte partielle peut réintroduire un problème que l’on croyait réglé. Un audit rapide chaque trimestre suffit à garder un site sain. Pour ne rien oublier, je repasse les dix points dans cet ordre.

  • L’indexation est autorisée dans Réglages → Lecture.
  • Le plan du site ne contient que des pages utiles.
  • Les consignes aux robots sont propres et pointent vers le plan du site.
  • Chaque page a son titre et sa meta description.
  • Un seul H1 par page, complet et lisible.
  • Les images sont décrites et légères.
  • Les anciennes adresses redirigent vers les nouvelles.
  • Les archives inutiles sont désactivées.
  • La performance est mesurée avant et après.
  • Partage, données structurées, Search Console, audience et consentement sont en place.

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