Article · Carrière
Développeur et marketeur : ce qu’un profil hybride apporte à une équipe digitale
J’ai commencé comme développeur full-stack, puis je me suis formé au marketing digital à KEDGE Business School. Pendant un moment, j’ai cru que c’étaient deux vies parallèles. Avec le recul, c’est le mélange des deux qui me rend le plus utile à une équipe.
Le jour où j’ai vu les deux métiers se parler mal
Chez Make a Move, je m’occupais en même temps du web design, du référencement, des réseaux sociaux et des campagnes emailing. Être assis à ce carrefour m’a permis d’observer de près une scène qui se rejoue dans beaucoup d’entreprises. Une campagne bien pensée, un budget engagé, et derrière, une page d’atterrissage lente ou confuse qui fait fuir les gens au moment précis où ils allaient s’intéresser à l’offre. L’argent part en fumée. L’inverse existe aussi. Un site techniquement irréprochable, propre, rapide, que personne ne trouve parce que personne n’a pensé au référencement. Il tourne dans le vide.
Dans beaucoup d’organisations, ces deux sujets sont portés par des personnes différentes. Le développeur parle de temps de chargement et de compatibilité. Le marketeur parle d’audience et de conversion. Chacun a raison de son côté, mais ils ne se comprennent pas toujours, et c’est le site qui en fait les frais.
Ce que ça change quand une seule personne fait les deux
Le premier bénéfice, c’est le temps. Ajouter un suivi de conversion, corriger une balise, monter une page d’atterrissage pour une opération ponctuelle. Quand je suis dans une équipe marketing, je le fais dans la journée, sans ouvrir un ticket puis attendre que quelqu’un le prenne. Pris un par un, ce sont de petits sujets. Mis bout à bout, c’est souvent là qu’une campagne se joue, parce que le bon moment pour lancer une opération ne revient pas.
Le deuxième est moins visible. Les choix techniques sont faits avec les objectifs en tête. Quand je conçois un site, je pense au référencement, à la conversion et à la mesure dès la maquette. Pas après la mise en ligne, quand tout est figé et que chaque changement coûte cher. C’est un peu la différence entre prévoir les prises électriques sur le plan d’une maison et les rajouter une fois les murs peints. Dans les deux cas on y arrive, mais le prix n’est pas le même.
Le troisième, c’est la mesure. Je configure Google Analytics et les tableaux de bord moi-même. Je sais donc exactement ce que chaque chiffre veut dire et d’où il vient, ce qui n’est pas toujours le cas quand on hérite d’un rapport. Ensuite, je relie ces chiffres aux actions menées. Un tableau de bord que personne ne comprend finit toujours par ne plus être ouvert.
Un interlocuteur qui traduit
Il y a un rôle que je n’avais pas anticipé au départ et que je trouve, avec le temps, le plus précieux. Traduire. Expliquer à une équipe marketing pourquoi telle animation va ralentir la page, ou pourquoi telle extension qui semble pratique va poser problème dans six mois. Et dans l’autre sens, expliquer à un développeur pourquoi ce formulaire doit rester en haut de page, même si c’est moins élégant à ses yeux. Je comprends les contraintes des deux côtés parce que je les ai vécues des deux côtés. Ça évite beaucoup de réunions où chacun défend son pré carré sans que le sujet avance.
Ce que ça a donné sur des projets réels
Sur Chami Agro, j’ai conçu et réalisé la boutique WordPress en partant des goûts et des attentes du client, pas d’un gabarit tout fait. Le client me parlait de ses produits et de sa clientèle, je traduisais ça en pages, en parcours d’achat, en réglages de boutique. Le fait de tenir à la fois la technique et la logique commerciale a rendu les échanges beaucoup plus directs.
Sur ce site, celui que vous êtes en train de lire, l’audit SEO et la refonte technique ont été menés ensemble. Je suis passé d’Elementor aux blocs natifs de WordPress, j’ai mis en place Rank Math pour le référencement et Site Kit pour relier la Search Console et l’outil de mesure d’audience. Si j’avais fait l’audit d’un côté et la refonte de l’autre, j’aurais sans doute corrigé deux fois les mêmes choses. Je ne dirais pas pour autant que tout s’est fait d’une traite. Quitter un constructeur de pages pour les blocs natifs, c’est reprendre chaque page à la main, et j’ai hésité plus d’une fois sur le bon moment pour basculer.
Là où un profil hybride ne suffit pas
Je préfère le dire franchement. Un profil comme le mien ne remplace pas un expert pointu sur chaque sujet. Un spécialiste du référencement qui ne fait que ça ira plus loin que moi sur une stratégie de contenu à grande échelle. Un développeur qui ne fait que du back-end écrira du code plus solide que le mien sur un projet très complexe. Sur un projet de grande ampleur, ma place est plutôt de compléter une équipe spécialisée. Je fais le lien entre les personnes, je prends en charge les chantiers transverses que personne ne veut porter, et j’accélère les petites évolutions qui, sinon, attendent des semaines.
Pour quel type de poste ?
Développeur WordPress dans une équipe marketing. Chargé de marketing digital avec une forte dimension technique. Responsable d’un site ou d’un écosystème digital dans une PME, là où il n’y a pas le budget pour recruter cinq spécialistes. Ce sont les contextes où ce double regard apporte le plus, parce qu’une seule personne peut y couvrir toute la chaîne, de la page qui se charge jusqu’au chiffre qu’on regarde le lundi matin. C’est le type de poste que je recherche aujourd’hui, à Paris, ailleurs en France ou au Luxembourg.
Un poste à pourvoir ? Parlons-en.
Je recherche un CDI de développeur WordPress ou de chargé de marketing digital, à Paris, ailleurs en France ou au Luxembourg.